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 « T'es beau. C'est quoi l'arnaque? T'es gay ou t'es un connard? »

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»How old are you : 19 ans, chérie.
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MessageSujet: « T'es beau. C'est quoi l'arnaque? T'es gay ou t'es un connard? »   Sam 31 Juil - 18:34

    Chestie : Mienne. Mienne ! MIENNE ! *__*


A perfect boy.


    Feat } Hatsune Mikuo
      Nom : Wayne
      Prénom : Alice
      Age : 19 ans, né le 20 Novembre 1991.
      Classe sociale : Outsiders
      Orientation sexuelle : Hé-té-ro, chérie.
      Ce qu'il fout à Madland :
      Ce que fiche Alice à Madland? Mais voyons, il vous aide à survivre, pauvres outsiders égarés. Vous avez besoin d'un logement, d'un travail, de tout? Allez voir Alice. Tenant l'auberge The Red Shop, il se fera un réel plaisir de vous satisfaire et de vous ouvrir les portes... De sa grange. Oui, à partir du moment où vous avez passé les portes de la basse-cour, impossible de faire machine arrière. Alice, c'est le chef. C'est lui qui décide de ce que vous ferez durant les prochaines années de vôtre misérable vie. C'est celui qui vous emploiera, contre une légère rémunération ─ les pourboires des clients qui ne passent pas sous ses yeux, en fait ─ et un logement, certes peu agréable et plutôt bondé de personnes avec des lits durs comme pierre, mais c'est mieux que rien.



With a perfect body.


    Un homme se présente à la barre. De la place où vous êtes assis, vous lui donneriez bien vingt ans, voire plus. Il a un visage adulte, et ce que vous ne savez pas, c'est que ce n'est encore qu'un enfant. Mais, sur ce visage, quelque chose vous surprend. Cette chose, ce sont ses yeux. Deux billes bleues qui pourraient se vouloir tendres s'il connaissait la signification de ce mot. Deux yeux bleus, glacials, que les vôtre préfèrent ne pas croiser. Cette façon de vous fixer vous rappelle les histoires mythologiques que l'on vous racontait à l'école, celles de Méduse, la Gorgone, qui avait le pouvoir de pétrifier un être d'un seul coup d'oeil. Mais il y a autre chose qui vous choque. D'ailleurs, maintenant que vous vous en apercevez, vous vous demandez comment vous avez pu faire pour ne pas le remarquer plus tôt. Ses cheveux. Des cheveux bleus, en bataille, qui brillent grâce au reflet de la lumière. Ils ont l'air fins, et soigneusement entretenus. Ils le sont, ne vous en faîtes pas. Vous regardez le garçon, de bas en haut et de haut en bas. Il est grand ; plus grand que vous. Ses épaules sont larges, et imposantes. Son dos est droit, sa tête est redressée. C'est ainsi que vous vous rendez compte que, ce jeune homme, il sait ce qu'il veut dans la vie.

    Vous comprenez, alors, que le caractère de ce jeune homme se ressent dès les premiers regards que l'on pose sur lui. Cette voix de basse qui résonne, puissante, dans la salle, et gronde tel l'orage que l'on redoute à partir du moment où l'on entend les premiers coups de tonnerre, tandis que son regard vous balaie tous un par un ; ce sourire en coin qui apparaît à son visage. Vous savez, rien qu'en regardant ses traits, que vous avez en face de vous un homme au caractère dominateur. Ses mains sont fortes, puissantes. Des mains qui ont dû tenter d'en étrangler plus d'un. Des mains sur lesquelles reposent quelques cicatrices, identiques à celle que l'on retrouve au dessus de son sourcil droit où au niveau de son avant-bras gauche, que vous pouvez voir grâce aux manches de sa chemise retroussées.

    Vous yeux s'attardent sur ce visage d'homme. Le visage de quelqu'un qui a grandi trop vite, trop différemment pour être considérable comme normal. Bonne nouvelle, étant donné qu'ici, à Madland, la normalité est d'être anormal. Un visage dur, froid, implacable. Le visage d'un homme qui sait qu'il pourrait tous vous tuer un par un, si cela était nécessaire. Des yeux froids, un nez fin et pincé, des lèvres pâles, une barbe fraichement rasée au niveau des joues, des pommettes fermes, quelques petites cicatrices de guerre.

    Il passe à côté de vous, vous jugeant de sa haute taille. Ses yeux bleus vous regardent comme il regarderait des vermines, sans aucune once de sympathie. Il pivote, vous regarde. Vous êtes un pauvre outsiders égaré, apeuré par ces habitants tous plus fous les uns que les autres et il le voit. « Tu n'as pas de travail? Pas de maison? Viens avec moi. Au moins, chez moi, tu seras en sécurité, nourri, et logé. » Il vous impressionne, avec sa prestance naturelle. Il vous impressionne, avec ces deux affreux yeux qui lui donnent un air psychopathe. Vous l'imaginez presque en train de vous cuir pour vous manger. Vous voulez fuir, loin de cette bête qui mangera vôtre chair, boira vôtre sang et vous dégustera jusqu'à la moelle des os. Mais, vous n'y arrivez pas.



With a perfect character.


    Alice, Alice, Alice. Ah, le bel Alice. Que voulez-vous savoir? Tout? Vous allez être servis, mes amours. Pourquoi? Peut-être parce qu'Alice a un caractère on ne peut plus spécial.

    Le jeune dirigeant de l'auberge est connu dans tout Madland pour ne pas avoir sa langue dans sa poche. Franc, il n'hésite pas une seconde avant de remettre en place quiconque aurait la mauvaise idée d'avoir l'air de « péter plus haut que son cul ». Evidemment, puisqu'aux yeux d'Alice, personne ne peut prétendre être placé à un grade aussi élevé que le sien dans l'échelle de la perfection. Les êtres parfaits ayant toujours raison, il est de son devoir de rappeler aux êtres vivants qu'ils lui sont tous inférieurs. Par ailleurs, le damoiseau utilise, pour agrémenter ses propos, un langage quelque peu... Fleuri, je dirais. Un jargon digne des meilleurs pirates ou camionneurs grâce auquel il pourrait publier sans problème son propre dictionnaire des mots familiers ou plus-que-familiers.

    Mais cette franchise ne serait rien s'il n'y avait pas, derrière tout cela, un entêtement incroyable. Alice fait partie de ce groupe de personnes bornées de la moelle des os jusqu'aux pointes des cheveux en passant par les ongles, les orteils et le bout du nez. S'il décide de faire quelque chose, il le fera. Quoi que vous fassiez, vous ne l'empêcherez pas, désolés pour vous. Par ailleurs, s'il pense savoir la vérité à propos de certaines choses ─ et je tiens à vous le dire tout de suite, c'est souvent le cas ─, il ne changera jamais d'avis. Têtu, vous dis-je. Tellement qu'on aurait beau lui prouver par a + b qu'il est en tort, il trouverait la faille dans votre raisonnement ─ ou ferait en sorte de vous embrouiller pour qu'il y en ait une ─ pour vous plier à son jugement.

    Cependant, Alice n'est pas qu'un simple jeune homme légèrement chieur. Il est aussi, c'est un fait avéré, narcissique à l'excès. « Miroir, mon doux miroir, ne suis-je pas le meilleur? » Mais si, Alice, tu l'es. On pourrait, ainsi, chercher abondamment dans tout le pays, on ne trouverait sans doute personne dont l'égo égalerait celui du jeune taureau (oui, c'est son signe astrologique). Il est assez fréquent d'entendre, lorsque se termine une conversation entre lui-même et tout autre personne, un léger « Je m'aime. » se glisser hors de ses lèvres. Attention, écoutez bien cette dernière phrase et n'allez surtout pas penser qu'il vous dit à vous qu'il vous apprécie, parce qu'en plus de vous faire rabaisser sur le champ, vous auriez le droit à une série complète de moqueries en tout genre.

    Oui, parce que le jeune homme est moqueur. Mais, pas ce genre de moqueur gentil qui vous titille, loin de là. Il est le roi du sarcasme et du cynisme à l'état pur, qu'il utilise sans l'ombre même d'un sourire ironique qui pourrait, contrairement à ses intentions, consoler son interlocuteur ou, pire, lui laisser croire qu'il plaisante. Car Alice qui cherche à rabaisser une personne ne plaisante jamais. En fait, on pourrait même dire que c'est un jeune homme dénué d'humour. Enfin, si. Il a de l'humour. Beaucoup, même, mais qui plait seulement à sa magnifique et parfaite personne. Comme, par exemple, mettre des glaçons dans le caleçon d'un de ses esclaves qui passerait par-là ou encore mettre des rats dans le lit de personnes quelconques. Mais cela, il évite de le faire aux locataires de son auberge : ce n'est pas bon pour les affaires.

    Tiens. En parlant d'affaires. Vous ai-je dit qu'une des plus grandes préoccupations d'Alice était l'argent? Non? Eh bien, considérez cela comme fait. Il aime l'argent parce qu'il aime le pouvoir ; et il a évidemment compris que sans argent, on n'exerce guère de contrôle sur qui que ce soit. Mais il aime aussi le contact des pièces métalliques dans sa main, ou l'odeur que celles-ci dégagent lorsqu'il les approche de son visage d'homme. Je ne vous cacherai pas que celui qui oserait toucher à ne serait-ce qu'une seule de ses pièces se verrait sur le champ encastré dans un mur.

    Non non, voyons, Alice n'est pas méchant et encore moins violent. … Vous n'y croyez pas, hein? Vous avez bien raison. Alice est quelqu'un de fondamentalement agressif. Agressif avec les mots, et lorsque ceux-ci ne suffisent plus, avec les poings. Ou les pieds. Ou la tête. Ou le genou. Ou... Oui, bon, vous avez compris. C'est vrai, je l'avoue, il s'énerve pour un rien ─ quoi que « pour un tout » serait encore plus juste ─. Bagarreur, il pourrait facilement devenir meurtrier si vous aviez la mauvaise idée de l'importuner un peu trop. Bien sûr, après vous avoir tué, il ne s'en voudra pas le moins du monde. Il en serait presque même soulagé, et la vision de votre cadavre sous ses deux yeux lui tirerait presque un de ses rares sourires. Un sourire qui se veut psychopathe, s'il vous plait. … Vous n'aviez quand même pas cru qu'il en serait autrement et qu'il se roulerait par terre en implorant le pardon du seigneur? Ahah.

    Pour tout vous dire, Alice ne sait pas sourire. Du moins, il ne sourit pas comme sourirait les autres jeunes hommes de son âge, c'est-à-dire d'un air heureux, naïf ou, beurk, gentil. Pour commencer, il ne sourit pas souvent. A quoi cela sert-il de sourire, après tout? A pas grand chose, selon lui. D'ailleurs, cette impossibilité à sourire, il la traine derrière lui depuis l'enfance. En effet, même nourrisson, il étonnait ses proches en s'obstinant à ne sourire ou rire que si quelqu'un dans son entourage se cognait l'orteil dans le meuble du salon, s'écroulant ainsi de douleur. Mais, il y a quelques rictus qu'il lui arrive de faire, dans ses beaux jours, que l'on peut classer dans deux catégories bien distinctes. Tout d'abord, je vous présente le sourire du psychopathe, qui a fait souffrir, fait souffrir ou va faire souffrir. J'ai l'honneur, ensuite, de vous mettre les yeux sur un sourire d'une autre gamme, j'ai nommé le sourire charmeur. Celui qu'il utilise, ainsi, pour attirer des clients. … Ou des femmes.

    Excusez-moi, j'ai oublié de vous prévenir. Alice est... Comment dire. Légèrement pervers? Non. Plus que ça. En réalité, il aime le sexe et ne le cache pas. Je n'irai pas, quand même, jusqu'à dire qu'il en est drogué ─ il sait quand même se contenir et ne violera pas une demoiselle ─ disons qu'il aime les bonnes choses et sait ce qui est bon dans la vie. Par contre, s'il charme volontiers les femmes, il ne leur promettra jamais monts et merveilles pour les attirer dans son lit. Allergique au mot « mariage » et à l'expression « relation longue et sincère », il refuse catégoriquement d'en entendre parler. Ainsi, il fait très vite comprendre à ses proies d'une nuit ou d'un week-end qu'il ne les aime pas plus qu'il aime le steak haché et les pommes de terre.



With a perfect story.


    Alice, mon cher Alice. Tu souviens-tu de ta naissance? Non, bien sûr que non. Personne au monde ne se souvient de sa naissance. Te souviens-tu de ton enfance? Mh, un peu. Vaguement. Allez, je vais te rafraichir la mémoire, moi.

    Tu es né... Tu es né où, tiens? Dans le lit conjugal, se trouvant dans une maison, laquelle était en banlieue d'un petit village à l'Est de Londres. Autant le dire clairement, ta génitrice te sentit passer, à ce moment-là. La main de ton père qu'elle tenait également, puisqu'elle réussit à lui faire une entorse à deux doigts. Voilà, à peine né, tu faisais déjà souffrir ta famille. Tu étais un beau bébé, un bébé normal. Blond comme les blés, aux magnifiques yeux bleus clairs ─ tellement clair que les médecins s'interrogèrent quant à une possible cécité ─. Tu avais deux soeurs, Audrey alors âgée de quatre ans, et Anna, âgée de huit ans. Trois enfants dont le prénom commençait par la lettre A et dont chaque naissance était espacée de quatre ans.

    L'enfant roi, l'enfant chouchou, celui qui peut se coucher à l'heure qu'il veut, qui mange à la carte comme dans un restaurant, qu'on ne force pas à finir son assiette, qu'on ne gronde pas parce qu'il regarde trop la télé, à qui l'on range la chambre parce qu'il ne faut pas le brusquer, vous connaissez? Oh, tu te reconnais, Alice. C'est bien normal, puisque c'est de toi que je parle. Pourri, gâté, tu avais tout ce que tu veux à l'instant même où tu le désirais. Que ce soit un jouet, à manger, un changement de chaîne à la télé... Mais voilà, à cette époque, tu n'avais que quatre ans. Et tes parents ne se doutaient évidemment pas des répercutions sur l'avenir. Petit à petit, la famille Wayne, tomberait sous ton contrôle. Mais pas tout de suite, tu étais trop petit.

    Dès l'enfance, on pouvait remarquer qu'il y avait quelque chose d'inhabituel, chez toi. Un enfant d'un calme incroyable lorsqu'il était d'humeur normale, d'une concentration tout épreuve. Jamais l'ombre d'un sourire gentil n'arrivait à se dessiner sur son visage. Melinda Wayna pourra confirmer, jamais toi, son propre enfant ne lui avais souris, même lorsqu'elle osait te rendre les plus grands services. Mais, s'il y avait quelque chose qui a fait de toi la fierté de tes parents, c'était bel et bien ton attention en cours, ton attirance pour les mathématiques, la physique, les sciences de la terre, mais aussi les langues. Tu étais, à onze ans, de genre de personnes qui voient l'avenir en grand, qui ne se voient pas moins que Premier Ministre, maître du monde ou quelque chose dans ces eaux-là. Petit, déjà, tu étais bon orateur. Tu savais charmer, de par ton langage, les personnes qui s'aventuraient trop près de tes côtes. Mais le calme, l'attitude zen dans laquelle tu semblais plongé depuis tout petit n'était qu'un de tes nombreux leurres. Méfiez-vous de l'eau qui dort, disaient les sages. Et ils avaient bien raison. Lorsque l'on a onze ou douze ans, on ne ressemble pas encore à un homme. Surtout lorsque l'on s'appelle Alice, que l'on a de doux cheveux blonds, et un visage plutôt androgyne malgré son expression sévère et sérieuse. Qui se doutait que derrière tes apparentes autrefois angélique se cachait un véritable petit enfoiré? Personne. Absolument personne. Quoi que...


      « Hm. Audrey?
      Quoi encore?
      Apporte-moi à boire. »

      « Anna?
      Alice?
      J'ai faim, passe-moi ton assiette. »


    Si. Il y avait deux personnes qui te connaissaient mieux que tes propres parents. Tes deux soeurs. Deux soeurs que tu surnommais facilement « Esclave », « Bonniche », ou tout un amalgame de mots tous aussi rabaissant les uns que les autres. C'est ainsi que tu commenças à prendre les pauvres jeunes filles innocentes comme tes bonnes à tout faire. Celles qui te tombaient entre les mains finissaient par porter ton sac, te donner leur assiette, te masser le dos, ou même lorsque tu atteignis l'âge pour ce genre de choses, satisfaire ton petit plaisir personnel. Après tout, les êtres parfaits méritent bien ça, non? C'est si facile d'obtenir la confiance d'une fille, de la manipuler assez pour réussir à lui faire faire tout ce que l'on veut.

      Mais vint le lapin.

    Tu as fait comme tous les pauvres outsiders qui te servent aujourd'hui d'esclaves.
    « Vous marchez en pleine nuit » Toi, en l'occurrence, tu revenais d'un rendez-vous qui s'était, ma foi, plutôt bien passé. Tu avais quatorze ans, soit cinq ans avant aujourd'hui. « Un lapin passe devant vous, vous attire ». Ah, pour t'attirer, il t'a attiré ! Il a commis l'erreur de te marcher sur le pied, en y plantant ses ongles à travers même tes chaussures. « Vous le suivez ». Tu l'as effectivement suivi, avec comme but de le tuer afin d'en faire un bon lapin au champignon. Enfin, afin d'en faire faire un lapin aux champignons, parce que tu n'allais évidemment pas le faire toi-même, ne soyons pas ridicules. « Vous trouvez une porte, vous ne savez pas d'où elle vient mais le lapin y est allé, alors vous le suivez ». Là, tu avoues que c'était un peu la victoire de l'estomac sur le cerveau. C'est une chose qui est, à ton sujet, relativement normale mais... Disons que, cette fois-ci, il aurait mieux fallut que ce ne soit pas le cas. « Vous avancez » Effectivement, tu t'es avancé, à ce moment-là, ébloui par la lumière du soleil, tandis qu'un What's the fuck? te traversait gentiment l'esprit. « La porte disparaît, vous êtes coincés ». Ahah. C'est con, hein? Connard de lapin.

    Tu ne te sentais pas seul, à Madland. Oh, non. Tu ne te sentais pas non plus différent de ce peuple qui te plaisait. Ces tarés, ces psychopathes, ces hypocondriaques, ces paranoïaques, ces mégalomanes, ces... Tu étais comme eux, toi. Ainsi, tu te sentais plus chez toi que tu ne l'avais été dans ta propre maison natale. Ta folie, toi, elle empirait. Tu t'empreignais du peuple, tellement qu'après ton passage de la porte, tes cheveux devinrent bleus. Bleus comme tes yeux. Et ça, tu aimais beaucoup.

    C'est aux côtés d'une femme que toi, Alice, appris tout ce que tu devais savoir sur Madland, comment t'en sortir. Son nom? Tu ne le diras pas. De toutes façons, cela doit, pour toi, rester un secret. Elle suscitait, chez toi, respect et admiration. Tu t'étonnais de voir avec quelle facilité et courage elle arrivait à gérer son projet. Une femme forte mentalement, voilà ce qu'elle était. C'est tellement rare, d'en voir des comme ça. Et c'est ce qui te fascinait presque chez elle ; une fascination étrange, qui mélange jalousie, envie, colère mais aussi presque vénération. Chose qu'évidemment, tu n'avouais pas et n'avoueras jamais. Chose que tu n'avoues tellement pas que, finalement, tu t'es mis à nier tous liens que tu aurais pu avoir avec cette drôle de femme. En somme, si l'on te pose à présent la question, tu répondras sûrement par « Je la connais pas, elle. ». Même si, malheureusement, il restait une personne capable de te couper net lorsque tu tentais bien ou mal de nier. Chester. Evidemment, puisque c'est grâce à cette femme que tu la connaissais. Heureusement, encore, tu adorais littéralement Chester. Un chat humain, douce comme de la soie ─ et tu adores toucher tout ce qui est doux, ce n'est un secret pour personne ─.

    Bref. The Red Shop vit le jour quelques temps plus tard. Le temps de collecter l'argent et les lieux nécessaires, ainsi que tous les accessoires dont tu devais disposer pour mener à bien ton projet. Tu étais aidé de deux trois outsiders que tu avais croisés en chemin, charmés, et réduits en esclavage à l'aide de promesses et de beaux mots. Le Red Shop avait une configuration assez simple. L'auberge, dont la porte d'entrée donnait sur la place. Une cour, à l'arrière de l'auberge, dans laquelle un hangar et une maisonnette se faisaient face ; la porte arrière de la maisonnette donnant, elle, un accès direct à une ruelle. C'est dans cette maisonnette que toi, tu vivais, laissant tes esclaves dormir dans le hangar tandis que quelques uns d'entre eux se relayaient chaque nuit pour dormir à l'auberge afin de s'assurer de la sécurité de ses occupants.

      Après, il y eut Lynn.

    L
    a rencontre, peut-être, la plus étrange de toute ta vie. En pleine nuit, en plein rêve, tu es réveillé par le bruit presque insupportable de quelqu'un frappant à ta porte. Forcément, il faut être plus que fou pour te sortir de ton lit à cette heure-là, compte tenu du fait que tu es d'humeur absolument exécrable lorsque tu viens de te lever en sursaut.


      « … … … Uh. Pourquoi je te vois pas plus souvent comme ça? »


    D'accord. Ce doit être parce que, à ce moment-là, tu ne t'étais pas habillé. Mais, tu l'as ignorée. Ce qui t'importais, c'est ce que pouvait faire Chester sur le seuil de ta maison, en pleine nuit, avec un truc non identifié dans les bras.

      « Qu'est-ce que t'as dans les bras et qu'est-ce que tu fous chez moi à cette heure-là?
      … Oh. Je l'ai trouvée dans la forêt. Elle est jolie, hein?
      … Je vois pas dans le noir, moi.
      Mais moi je m'en occuperais pas correctement parce que y'a pas de lit dans ma forêt ! Alors... Tu veux bien la garder ?
      … Donne. »


    Un maigre dialogue avec un chat humain à moitié psychopathe, et voilà que tu te retrouvais avec une jeune fille amochée dans les bras. Enfin, pire, une jolie fille amochée aux longs cheveux bleus et au visage affichant un mélange de fatigue ─ les cernes ─ et de chose inqualifiable. Des blessures d'orties, peut-être. Mais malgré ça, allez savoir pourquoi, tu la trouvais plutôt attirante. C'est étrange, je sais. Mais on n'a jamais dit que tu étais normal, après tout.

    La suite, tout le monde la connait. Elle est restée avec toi ─ t'façons, elle n'avait pas le choix ─ et elle t'assistait dans ton rôle de gérant de l'auberge. En échange, toi, tu la logeais dans ta propre demeure. Elle était devenue, sous un certain angle, une espèce de colocataire. Même si, bizarrement, sa présence dans l'auberge n'était pas forcément bonne pour tes nerfs ; je veux dire par là qu'il t'arrivait de crier et de frapper quiconque osait tenter de la draguer, de la toucher, de l'approcher, de... Bref. A force, tu finissais même de menacer à tes esclaves de les envoyer au Dr Mad s'ils continuaient à la regarder un peu trop. Allez savoir pourquoi. Personnellement, je n'en ai pas la moiiindre idée.


With a perfect narrator.



      Surnom : Mandarine ! .3.
      Age : Ahah. ♥
      D'où connaissez-vous le forum ? C'est la faute de Chestie.
      What else ? Nespresso ♥ {C.}


- - - - - - - - - - - -

T'as beau gémir, je ne t'aime pas.


Dernière édition par Alice le Lun 28 Fév - 11:54, édité 26 fois
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MessageSujet: Re: « T'es beau. C'est quoi l'arnaque? T'es gay ou t'es un connard? »   Sam 31 Juil - 19:50

And a perfect RP Test.


    La lumière du jour pénètre timidement à travers les volets mal fermés de ta fenêtre. Tu ouvres un oeil, puis l'autre, avant de grimacer. Le souffle fort de la jeune qui dort, accrochée à toi comme une moule à son rocher te donnerait presque envie de vomir. C'est pas gracieux, une fille qui dort. Elle l'était légèrement plus lorsque, sous toi, elle répondait en ondulations à tes mouvements et que... Le moment n'est pas propice à ce genre de pensées, n'est-ce pas, Alice? Bof, de toutes façons, tu t'en fous. T'as eu ce que tu voulais cette nuit, alors...

    C'est fou comme les filles tombent vite dans ton lit. Pourtant, t'as pas de grands efforts à faire, franchement. Tu les regardes, tu les accostes, tu leur parle cinq minutes avec un sourire charmeur aux lèvres. Après, dans quatre-vingt-dix-huit pourcents des cas, elles te suivent chez toi sans broncher. Limite si elles ne te traineraient pas pour que tu avances plus vite. Mais celle-là, encore, t'as dû la charmer un peu plus. Ouais, t'as dû la trainer sur la piste de danse et lui faire danser quelques valses avant qu'elle ne colle se bouche contre la tienne. M'enfin, à chaque effort sa récompense.

    Tu la repousses sans aucune ombre de sympathie, cette fille. Tu la scrutes pendant qu'elle s'accroche à l'oreiller grâce auquel tu t'es sauvé. T'es même pas sûr de savoir son prénom ou de t'en souvenir. Amanda? Nan, elle a plutôt une tronche à s'appeler Mireille ou Lidy. Mouais. Tu sais plus et tu t'en fous, t'as jamais été doué avec les prénoms des filles. En plus, si tu devais prendre la peine de retenir tous les prénoms des nanas qui finissent dans ton lit... Bref. Tu ne la réveilles pas, non plus. T'es pas d'humeur, au réveil, à voir ces regards langoureux et plein d'amour que te jettent ces dames qui pensent déjà que vous allez vous marier. Parce que, c'est bien connu, plus une femme est dure à séduire, plus vite elle s'attache par la suite. Mais toi comme moi savons très bien qu'elle ne passera pas une seconde nuit ici.

    Tu te lèves, enfiles un caleçon et t'étires. Tes oreilles écoutent les bruits de la maison, et alors vient à ton esprit la question, mh, « habituelle », disons. Elle est debout, Lynn? Sans prendre la peine de t'habiller plus que ça, tu ouvres sans bruit la porte de ta chambre pour en sortir. Si fais le moins de bruit possible, c'est évidemment pour ne pas réveiller la chose échouée sur ton lit. Elle te suivrait. Et toi, le matin, tu es tout sauf du genre « câlin-câlin, bisous-bisous ». On pourrait même dire que tout te va ─ une bonne engueulade, par exemple ─ sauf ces gestes dégoûtants de fausse tendresse.

    Tu descends les marches de tes escaliers en bois deux par deux, le pas léger. L'avantage, avec toi, c'est que le matin on n'est pas réveillé par un éléphant qui court et saute sur les marches. T'as dû descendre les marches rapidement et discrètement tellement de fois qu'à présent, c'en est devenu naturel. Tu te pointes dans la cuisine. Ah, Lynn est debout. En même temps, il est rare qu'elle se lève après toi. Vous vivez ensemble depuis... Depuis combien de temps? T'en sais fichtrement rien. Et, en plus, tu t'en foutrais presque de la date. Elle est là, c'est tout. En tous cas, elle est là depuis assez longtemps pour qu'entre vous, se soient installés quelques rituels étranges. Par exemple, elle se lève en première. Ou encore, lorsque tu arrives, elle ne prend pas la peine de lever sa tête de son bol tandis que ta main, elle, se pose sur son crâne pour lui ébouriffer les cheveux pendant que ton autre main fouille dans un placard à la recherche de chose à grignoter. Ta manière à toi de lui dire gentiment bonjour, je suppose.

    Un bruit de porte. Des bruits de pas. Des pas qui font marche arrières, puis marche avant, avant de trouver le palier des escaliers.
    « Alice? Alice? Tu es en bas? » … Oh merde. Fait chier, elle est déjà debout. Tu n'as même pas eu le temps de bouffer qu'elle est déjà en bas. En plus, elle a mis la chemise que tu portais la veille. Ahah. Mais t'as même pas le temps de râler ─ ce qui est dommage, parce que tu le fais si bien ─ qu'elle se jette déjà contre toi. T'en renverserais presque le contenu de la tasse que tu tiens dans ta main dans ses cheveux. Mais non, tu es un minimum galant. … Toi? Galant? Laisse-moi rire. C'est juste que t'as pas envie de tacher ta chemise. Sinon, elle serait déjà trempée, la demoiselle. Oui, on ne se jette pas comme une furie contre toi impunément.

    Tu grognes et ça la fait rire. Encore, si son rire était un magnifique rire tout discret, ça passerait. Mais il ressemblait, celui-ci, plutôt au gloussement d'une dinde en chaleur. C'est ce qu'elle est, tout bien réfléchit. Une vraie dinde en chaleur. Ou en manque. … Une dinde qui a bien besoin de se faire farcir. Mh, pas mal trouvée celle-là. Je te félicite, Alice. Bref. Tu la repousses, pour la deuxième fois en moins d'une demie heure. Alors, tu vois sa lèvre inférieure se déplacer pour monter au dessus se sa lèvre supérieure tandis que ses yeux semblent te supplier de faire quelque chose. Mais quoi? T'en sais rien. Quoi que, si, tu le sais. Sauf que là, franchement, t'as pas envie. Alors tu ignores ces doigts qu'elle balade sur ton torse et lui tournes le dos en vidant le contenu de ta tasse dans l'évier.

    Contre toute attente et toute espérance, elle est venue se nicher contre ton dos. Raison de plus pour précipiter son départ, n'est-ce pas, Alice? Oui, c'est ce à quoi tu es en train de penser. Entre le coup du « je te pique tes fringues » et du « je te colle », ça commence à faire beaucoup. C'est quoi, ces femmes, qui se font envahissantes à ce point? Bref. Vaudrait mieux que tu écourtes ça le plus vite. Au moins, ça vous épargnera tous les deux ; elle ne souffrira pas plus que si tu avais laissé ses espérances durer une journée ─ version officielle, vu que t'en n'as rien à foutre ─ et elle ne tuera pas le peu de patience annuelle à laquelle tu as le droit à coup de « Je franchis la barrière autorisée par ton espace vital » ─ version officieuse ─.


    « Alice?, sort sa voix langoureuse.
    Bon, écoute, Josiette...
    Moi c'est N...
    Mais je m'en lustre le poireau, de ton prénom. Bref. C'était pour dire que tu vas prendre vite fait bien fait tes clics et tes clacs et dégager de chez moi en me rendant ma chemise. Si possible, tu la mets dans la panière à linge. Ah, et, tu refermes la porte derrière toi, ça fait des courants d'airs vu que j'ai laissé la fenêtre ouverte pour faire dégager ton odeur d'ici.
    … Connard.
    Je sais. »

    Elle les a pris, ses clics et ses clacs. Et elle s'est cassée, en n'oubliant pas de s'amuser à foutre un beau bordel dans ta chambre. Bwarf, c'est pas grave, pour ce qu'il y a dans ta chambre, t'auras pas grand chose à ranger. Peut-être deux-trois babioles, mais pas plus. Ah, elle a claqué toutes les portes qu'elle trouvait sur son passage, aussi, n'oubliant pas de taper des pieds dans les escaliers, histoire de faire un maximum de bruit. C'est typiquement féminin, ça aussi. Les femmes, lorsqu'elles sont vexées, vous avez deux types de réaction ; soit elle boudent et deviennent silencieuses comme des tombes histoires que vous, pauvres hommes, craquiez ; soit elles font un maximum de bruit en attendant que vôtre patience cède et que vous vous jetiez à leur doux pieds pour les embrasser et vous excuser. Des filles, t'en as connu trop pour te laisser avoir, maintenant. A tel point que tu as même glissé un ironique « Au revoir ! » lorsqu'elle franchit la porte du hall d'entrée. Bizarrement, celle-ci claqua encore plus fort que les portes précédentes.

    Le calme. C'est bon, le calme. C'est doux, c'est reposant. C'était sans doute l'un des avantages d'avoir Lynn à la maison. Elle était tout sauf encombrante. Elle avait, à tes yeux, l'art étrange de pouvoir se faire oublier lorsqu'il le fallait. Même si, pour toi, il était difficile d'oublier la présence de cette jeune que Chester, ton chaton mignon adoré, t'avait ramenée une nuit, complètement K.O.. Mais, là n'est pas la question. C'était juste une des qualités que tu pouvais trouver à la demoiselle ─ et il est extrêmement rare que toi, tu réussisses à ne pas être assez borné dans ton sentiment de supériorité pour pouvoir dénicher une quelconque chose positive chez quelqu'un ─ ; ce silence qui l'entourait, ce calme dans lequel elle était ─ ou semblait être ─ plongée.

    Sauf qu'à présent, il faut y aller. L'argent ne tombant malheureusement pas du ciel à Madland, il faut travailler. Ou plutôt, regarder une horde de misérables sans le sou se tuer à la tâche pour tes beaux yeux. De toutes façons, ils n'ont pas le choix. Celui qui refuse de travailler fini aussitôt vendu au Dr Mad, ou bien envoyé à l'asile du Mad Hatter. Au choix. Tu les laisses choisir avec sadisme, lorsque c'est le cas. Après tout, allez savoir ce qui est le pire dans tout ça : finir disséqué et donc mourir rapidement, ou alors souffrir un petit bout de temps dans l'hôpital psychiatrique, quelques mois ou quelques années, avant de finir par vous tenter de vous suicider ou de vous échapper et de tuer quelques personnes avant que la reine ait la bonté de mettre fin à vos souffrances en vous condamnant à mort. Oui, parce qu'une chose est sûre. Pour toi, à Madland, il y a des endroits où il vaudrait mieux crever plutôt que de s'y retrouver. C'est avec ce petit discours bombé de vérité que tu attires tes esclaves dans ton auberge. Tu les loges dans une espèce de miteux hangar, dans lequel ils dorment sur de pauvres sommiers, tandis que d'autres montent la garde la nuit dans l'auberge ─ sait-on jamais ─ pour te laisser, à toi, l'honneur de regagner ta modeste ─ ou pas ─ maison. Ah, parce que vous pensiez qu'en plus, seigneur Alice logeait dans son auberge au même titre que ses occupants? Vous avez de l'humour, vous.




    This is the end. ... Or not, honey. ♥

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T'as beau gémir, je ne t'aime pas.


Dernière édition par Alice le Mer 29 Déc - 20:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « T'es beau. C'est quoi l'arnaque? T'es gay ou t'es un connard? »   Dim 5 Sep - 14:28

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MessageSujet: Re: « T'es beau. C'est quoi l'arnaque? T'es gay ou t'es un connard? »   

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« T'es beau. C'est quoi l'arnaque? T'es gay ou t'es un connard? »

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