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 Daniel Wiliams ou le fou des poupées.

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MessageSujet: Daniel Wiliams ou le fou des poupées.   Mar 31 Aoû - 19:39


Parlons de Daniel Wiliams.


    Feat } Nightmare in « Alice in the Country of Hearts. »
      Nom : Wiliams.
      Prénom : Daniel. Dan ou bien Dany pour les intimes.
      Age : 24 ans.
      Classe sociale : Roturier.
      Orientation sexuelle : Hétéro.
      Comment est-il (est-elle) arrivé(e) ici ? : Daniel est né, vit et mourra probablement ici. C'est un commerçant, issu d'une famille marchande. Il a reprit le magasin familial, mais en changeant son contenu. Hein ? Ce qu'il vend ? Des poupées. Des tas de poupées ! Les plus jolies de tout le pays ! Et il y en a de toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs, de tous les prix. Les affaires marchent pas trop mal alors il est un peu le dessus du panier, classe moyenne mais laborieuse. Il compte parmi ses clients pas mal de femmes venant tout droit de la bourgeoisie, la noblesse ne met pas les pieds dans sa boutique, elle y envoie ses larbins. En regardant ses créations on a du mal à croire les rumeurs qui prétendent que certaines parties sont faites avec des morceaux d'êtres vivants.

Parlons de son physique

    Une nouille. Une grande nouille cuite. C'est un peu a ça qu'il fait penser. Maigre. Long. 1m69 pour seulement 49 kilos. Des membres rachitiques, des mains aux doigts d'enfants. On a l'impression qu'au moindre souffle de vent un peu trop fort il risque de s'envoler ou de tomber en poussière, mais non il reste là bien planté sur ses longues jambes squelettiques.

    Tout en haut de cet échalas d'os et de chair il y a une tête ovale à la peau un peu pâlotte. Une touffe de cheveux lisses, argentés et particulièrement bien entretenus descend jusqu'à sa nuque et un peu plus bas que son menton. Deux yeux grands yeux grisâtres, tirant parfois sur le violet clair vous fixe avec la plus totale indifférence ou bien avec de petites lueurs qui ne présagent rien de bon pour vous ou pour votre porte monnaie. Enfin quand je dis deux, c'est surtout un seul œil qui vous fixe. Celui de droite est caché sous un cache noir et doré, un peu comme les pirates. Mais si la curiosité vous prenez et que vous aviez l'envie de soulever ce bout de tissu retenu par un seul élastique vous pourriez voir, si tenté que Daniel vous en laisse le temps, une grande cicatrice sur toute la longueur de l'œil en question, les paupières ont été cousues ensemble de façon à protéger l'intérieur de l'orbite, désormais vide.

    Juste en dessous un petit nez pointu qui se retrousse en cas de malaise et une bouche qui sourit la plupart du temps, comme ça, par réflexe. Vous pouvez lui annoncer qu'il vient de perdre sa grand-mère elle restera figée dans ce rictus a demi hautain a demi amusé. Sa voix en elle-même n'est qu'une pâle copie de ce que devrait être une voix d'homme mûr. Un peu sifflante, parfois ressemblant au son que produit un bout de papier de verre frotté sur un tableau noir, en un instant elle peut être plus mielleuse que du miel, ce phénomène se produit toutes les fois où il fait une transaction pouvant tourner en sa faveur, dans le cas contraire sa voix est cassante et sèche.

    Le reste du corps n'est pas important, car il est toujours bien protégé par une épaisse couche de vêtements. Niveau vestimentaire on ne peut pas dire que Daniel soit un exemple de la mode des rues. Il arbore dans n'importe quels conditions son costume noir. Une veste blanche et une cravate noire. Cette tenue est identique et ne diffère pas alors on pourrait croire, c'est vrai, qu'il n'a que ça à se mettre sur le dos. Pas du tout, il a juste acheté la même tenue en plusieurs exemplaires, il y avait un rabais. Et il est un peu flemmard pour changer de vêtements. Il se contente de laver le sale. Les couleurs elles aussi ne varient jamais. Du noir, du doré, du blanc et pour les jours de fêtes un peu de marron !


Parlons de son caractère

    Daniel n'est pas très compliqué à comprendre. Il suffit juste de savoir qu'avec lui seul compte le montant de votre bourse. Plus vous lui donnerez de l'argent et plus il sera content. C'est tout à fait le genre de type à vous snober jusqu'à ce qu'il voit vos jolis sous-sous. Alors là il sera comme un chien ayant reniflé un os. C'est à peine s'il ne vous sautera pas dessus pour vous les arracher des mains. Il aime l'argent, celui des autres, mais il a horreur d'en dépenser plus que de raison, voilà pourquoi il ne se nourrit que très peu, expliquant ainsi sa maigreur, fait des économies sur pratiquement tout et est un redoutable négociant qui, suivant le contexte, fera monter ou descendre les prix.

    Menteur a l'occasion et sarcastique, il balance des piques comme il respire, il ne pense pas forcement à être blessant envers son interlocuteur mais c'est plus fort que lui. Cela peut aller des commentaires sur vos tenues ou sur le physique, qu'importe. Perfectionniste a l'extrême s'il remarque ne serait ce qu'une seule éraflure sur l'une de ses précieuses poupées il la détruit en milles morceaux avant de la balancer au feu sans le moindre remord. C'est un peu pareil pour les humains, sans la partie du feu bien sûr, encore que certaines fois...S'il se trouve en présence de quelqu'un ayant un défaut physique, selon sa propre vision, il risque fort de se mettre à lui balancer des objets à la figure en hurlant d'une voix de crécelle. Ce n'est pas pour autant qu'il n'a pas un minimum de savoir vivre, toujours poli dans ses phrases et dans ses gestes, la plupart du temps il est tout à fait capable de tenir une conversation sans s'énerver. Car il est d'un calme presque inquiétant, même quand quelque chose commence à l'agacer il n'en laisse rien paraitre. A part lors de ses crises d'hystéries, mais cela on l'a tous compris.

    Il est rare que Daniel soit de mauvaise humeur le matin, car il est d'un naturel positif, sans pour autant être la petite fée du bonheur. Il est également curieux sur ce que raconte les Outsiders sur le monde dont-ils disent provenir. Comme la plupart des gens d'ici il est un peu fou sur les bords. Et si des rumeurs circulent comme quoi certaines de ses créations auraient été fabriquées avec des parties humaines ce n'est pas sans raisons. En effet si la perfection est pour Daniel primordiale, quand il tombe sur quelque chose qui selon lui est parfait d'un point de vue esthétique il le prend tout simplement et le dépose sur l'un de ses créations. Cette opération reste toutefois très douloureuse pour le malheureux propriétaire de la partie en question. Il peut s'agir d'une main, d'un doigt, d'un pied, n'importe quoi. C'est d'ailleurs de cette façon qu'il a perdu son œil droit.

    Bien que ce ne soit pas un grand farceur et que son sens de l’humour soit loin d’être existant, il aime bien taquiner. Son passe temps favori est de tourner autour de la personne en question et de lui enfoncer son doigt dans les côtes ou dans la joue plusieurs fois de suite. A par ce curieux manège il a horreur de gaspiller son temps a faire des idioties, quand elles ne sont pas involontaires, car il est aussi un peu maladroit, et les blagues le laissent généralement de marbre, quand elles ne le mettent pas en colère.

    Une dernière particularité chez lui. Il est victime de misandrie. C'est un sentiment sexiste d'aversion pour les hommes en général. Pour Daniel cela se traduit surtout par une peur de la gente masculine, ce qui est problématique quand on est soi-même un membre du soit disant « Sexe fort ». Par ailleurs quand il voit un homme il part en courant se planquer dans l'arrière boutique ou bien détale à au moins 400 mètres de son interlocuteur. S'il n'a aucun moyen de fuite alors il ne regarde pas la personne en question dans les yeux, bafouille, se cache le visage avec ses mains, devient tout rouge, sautille d'un pied à l'autre. En bref il est complètement tétanisé. Et inutile de dire ce qu'il pense et ce qu'il fait quand il se voit dans un miroir.


Parlons de son histoire

    Quand les cris du nourrisson déchirèrent le silence c'est à peine si le père ne sauta pas sur sa femme pour l'embrasser. Heureusement qu'on le stoppa à temps. La pauvre n'aurait pas supporter cette grosse carcasse après une telle épreuve. Alors, a la place il se pencha sur le tout petit bout de chair qui braillait à pleins poumons, son fils. Il était tout mignon, comme le sont la plupart des bébés a la naissance. Faudrait juste qu'il arrête de hurler comme ça...Comme la mère était complètement épuisée ce fut au paternel de gérer un peu son rejeton unique. Il y avait certes de la volonté, mais l'inexpérience était là. Le petit Daniel faillit à de nombreuses reprises être : ébouillanté, haché, cramé, amputé, aveugle, cogné, laissé dans un coin, affamé, sur le point d'explosé et j'en passe. Mr Archibald Wiliams était une vraie calamité. Gentil, mais faisant plus de mal, involontaire, que de bien. Ce fut surement l'une des causes qui fit que, plus tard, Daniel fut atteint de misandrie. Allez savoir...

    L'enfance du garçon, maintenant qu'il avait réussi à survivre à son père, fut dicté par les lois et la douce présence de sa génitrice. Elle lui enseigne le bien, le mal, la beauté et les règles de savoir vivre. Elle lui appris à vivre en communauté, à se débrouiller seul et à toujours être à l'heure aux rendez-vous. Son père lui enseigna, a grand renfort de pansements, le métier de commerçant. La voie de Daniel était déjà toute tracée à vrai dire, pour lui c'était clair comme de l'eau de roche, il allait reprendre la boutique une fois qu'il serait en âge. Il n'avait pas son mot à dire, en fait il n'avait pas son mot à dire sur beaucoup de choses. Sur sa tenue, sur ses goûts alimentaires, sur ses leçons, sur ses amis, sur ses lectures, sur ses loisirs. Son géniteur était derrière lui, une vraie mère poule en plus étouffant. Il voulait trop bien faire, éviter que son fils ne se retrouve pas dans la rue ou lui-même avait grandi. C'était un enfant sage, sans difficulté apparente. Il comprenait assez bien, mettait un point d'honneur à être poli en toute circonstance. Pas un ange certes, il pouvait avoir de véritables accès de rage quand on le contrariait. Il faut de tout pour faire un monde dit on. Il était tout de même étrange aux yeux d'Archibald que son fils passa du temps a concevoir de petites marionnettes en bois, comme il était incompréhensible pour lui que Daniel ne passe pas plus de temps avec les autres garçons de son âge. Sa mère au contraire était ravi de cette tournure, car elle pouvait profiter de son enfant autant qu'elle le voulait, s'amusant avec lui à habiller les semblants de poupées qu'il fabriquait à la chaine. Ce n'était encore que de grossières tentatives, elles ne ressemblaient pas à grand-chose, tout au plus a de vagues silhouettes humanoïdes.

    Les années passent et ne ressemblent pas ou peu. Daniel allait sur ses 16 ans. Ses créations avaient embellies et gagnées en sophistication. A présent elles prenaient l'apparence d'adorables petites gamines aux cheveux blonds, vu que la paille était en quantité suffisante. Il ne s'approchait pas de ses compatriotes masculins, les évitant comme la peste, au grand dam de son père qui n'y comprenait plus rien. Il tentait tant bien que mal de parler à son rejeton, mais peine perdue, il ne pensait qu'a rendre ses poupées plus jolies et encore plus réalistes. Tant pis.

    Tandis que son père s'inquiétait de ce manque de contact Daniel lui commençait doucement à perdre les pédales. La beauté de ses poupées était pour lui une obsession et il cessait de chercher de nouveaux moyens de les rendre encore plus irrésistibles. Comment faire pour rendre un objet inanimé plus ou moins réel ? Quel était l'élément manquant ? En fait ce fut par un beau matin (de mai fleuri) qu'il trouva la solution, simplement en se regardant dans la glace. Son reflet lui renvoyait l'image de deux yeux, les miroirs de l'âme humaine. C'est grâce à eux notamment que l'humain se fait séduire, s'il parvenait à rendre les yeux de ses créations, qui n'étaient alors que de simples billes ou boutons, aussi parfait que l'étaient les yeux humains alors elles pourraient enfin prétendre a être sublime. Le seul soucis c'est qu'on en trouve pas des yeux frais sous les sabots d'un cheval. Au début il pensa à en prendre à ceux qui ne s'en servaient plus. Mais la vision des iris flasques et blanchâtres le dissuada.

    Il n'en dormait presque plus. Il cherchait en vain des solutions. Et puis...il en trouva une. Pour un premier essai, seulement pour voir ce que cela donnerait...il n'en avait pas besoin de deux, un seul suffirait...Un seul de ses yeux. Ses jolis yeux gris. Sa mère lui avait dit de nombreuses fois qu'ils étaient beaux. Aussi c'est sans hésitation, enfin un peu au commencement, qu'il s'arracha un œil, le droit. Le hurlement qui s'en suivi fut terrifiant. Il n'avoua jamais de quelle façon il avait réussi à s'extirper l'œil. Heureusement pour lui, la plaie ne s'infecta pas et fut même refermé d'une façon très rigoureuse. Il resta plus d'un mois dans le dispensaire. Il ne pleurait pas la perte de son iris, non, il ruminait en silence son échec. Il n'avait pas réussi à le placer sur l'une de ses création. A la place il se contentait de le voir flotter dans un bocal remplit d'un liquide vert clair. Beurk... Ce furent donc une défaite et un succès a la fois. Car si la douleur qu'il ressentait le faisait parfois délirer elle lui apporta aussi la solution. Les autres aussi ont des yeux. Et on peut même avoir les deux dans certaines conditions. Encore fallait-il savoir comment les retirer sans endommager l'essentiel. Le «Travail» qu'il avait accompli sur son organe oculaire était une vraie boucherie, il faudrait un peu plus de précision la prochaine fois. Car il y en aurait d'autres il se le promettait. Il fallait simplement s'entrainer sur des cobayes avant de passer aux plus gros gibier.

    Les cobayes en question furent des chiens et des chats errants, des oiseaux sauvages, des rats et tout autres animaux a poil ou a fourrure qui passait sous ses mains. Les premiers résultats ne lui donnèrent pas satisfaction, les organes pourrissaient trop vite, il n'y avait pas assez de tissus. Mais il persévéra tant et si bien qu'il parvint à trouver un procédé. Nous ne dirons pas lequel, il faut garder un peu de mystère. Tout fier de lui il se garda bien de parler de ce genre de choses à ses parents, ils ne comprendraient pas. C'était compréhensible. Il continua donc sa vie, prenant petit a petit la place de son vieux père derrière le comptoir de la boutique. Il ne parla plus de poupées, arrêta même d'en fabriquer pendant quelques temps. Et tous les soirs il descendait dans son atelier clandestin et pratiquait ses petites expériences. La technique était au point. Et la pratique ? Il fallut attendre un peu pour cela. Le décès de son père arriva plus tôt qu'il ne le pensait. Cela ne lui fit pas plaisir, il ne ressentait pas non plus une grande tristesse. C'était un mélange confus. L'échoppe était désormais à lui, sa mère restait dans sa maison la plupart du temps, trop fragile pour se déplacer. Alors maintenant il était tout à fait libre de faire ce qu'il voulait. Il avait 21 ans.

    Aujourd'hui Daniel en a 24. Cela fait trois ans seulement qu'il gère son commerce et sans fausse modestie il le fait plutôt bien. Sa clientèle a commencé à s'élargir dès que ses nouvelles poupées furent mises en vente. Des objets à taille humaine ou plus petites, des animaux de toute sorte. Regardez donc ses yeux ma chère voyez comme ils brillent, voyez comme ils sont beaux et ses cheveux comme ils sont doux et cette main comme sa peau est lisse. Regardez donc cette peluche en forme de chien comme son poil est doux, c'est fou, mais on a comme l'impression...qu'ils sont vivants...


Parlons de vous


      Surnom : Keroro. A cause de mon addiction a la grenouille du même nom.
      Age : 19 ans.
      D'où connaissez-vous le forum ? : En faisant du cliquage intempestif héhé…
      What else ? : Nespresso {Q.}
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»Messages : 121

»How old are you : 20 years old.
»Where are you : In my castle.
»What's your job : I control everything, what else ?


Heart Card
»Your Quote: « The Mad Queen said; Off with his head, of with his head, of with his head ~ »
»Your Mood: My mood is your mood.

MessageSujet: Re: Daniel Wiliams ou le fou des poupées.   Mer 1 Sep - 7:47

    Bienvenue !
    Personnellement, j'adore. Tout est en règle, tu es validé !
    Je te conseille d'aller réclamer ta boutique en précisant son nom, sa description et l'emplacement de celle-ci.

    Sur ce. Amuse-toi bien !

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    well when you go, don't ever think i'll make you try to stay. and maybe when you get back, i'll be off to find another way. and after all this time that you still owe, you're still a good-for-nothing i don't know, so takes your gloves and get out. better get out! while you can. — I Don't Love You.
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